Comment les trajectoires sont calculées
Un modèle comptable annuel des administrations publiques (État, collectivités, Sécurité sociale), au sens de Maastricht. Il est assez simple pour être refait dans un tableur.
Les équations
Solde primaire = recettes − dépenses primaires
Intérêts = taux fixe × dette N−1 + part indexée × dette N−1 × inflation
Taux fixe = (1 − s) × taux fixe N−1 + s × taux des nouvelles émissions
Déficit = intérêts − solde primaire
Dette = dette N−1 + déficit + ajustement stock-flux
La part s de la dette dont le taux est renouvelé chaque année vaut 11,9 % : amortissements et déficit de l'État en 2027, rapportés à la dette négociable (Agence France Trésor).
Le scénario de référence
Législation en vigueur au 7 octobre 2026 (loi de finances et LFSS 2026), sans les mesures du PLF 2027 non votées. 2026 : estimation calée sur le PLF 2027 (dépense, déficit, dette). À partir de 2027 : convention « à politique inchangée » de la Commission (solde primaire structurel constant). Hypothèses macroéconomiques : moyenne des prévisions publiées hors gouvernement (déflateur : gouvernement inclus faute d'autres prévisions), puis croissance potentielle.
Hypothèses de la référence
| Hypothèse | 2026 | 2027 | 2028 | 2029 | 2030 | 2031 | 2032 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Croissance réelle (%) | 0,65 | 0,98 | 1,20 | 1,00 | 1,00 | 1,00 | 1,00 |
| Déflateur du PIB (%) | 1,40 | 1,60 | 1,75 | 1,75 | 1,75 | 1,75 | 1,75 |
| Taux des nouvelles émissions (%) | 3,55 | 4,72 | 4,72 | 4,72 | 4,72 | 4,72 | 4,72 |
| Dépense primaire en volume (%) | 0,88 | 1,05 | 1,10 | 1,00 | 1,00 | 1,00 | 1,00 |
- Croissance : moyenne des dernières prévisions de la Banque de France, de la Commission européenne, du FMI et de l'OFCE (hors gouvernement), puis croissance potentielle.
- Taux : 2026, taux moyen des émissions observé ; ensuite, OAT 10 ans du 6 octobre 2026 maintenue.
- Dépense : 2026 calée sur le PLF 2027, puis convention « à politique inchangée » de la Commission européenne.
- Effets sur la croissance : profils de multiplicateurs du modèle FR-BDF de la Banque de France, identiques pour tous les programmes.
Comment les programmes sont saisis
Beaucoup de candidats n'ont pas de programme complet. Le site prend donc en compte deux niveaux d'engagement, toujours avec une citation datée et sa source :
- Programme officiel : programme écrit, livrets thématiques, contre-budgets et propositions de loi du parti.
- Déclaration officielle : ce que le candidat, ses porte-parole ou les comptes officiels du parti annoncent en interview, en débat, en meeting, dans un communiqué ou sur les réseaux sociaux. Chaque citation est conservée mot pour mot, avec la date, le support, la minute ou la page, et une copie archivée.
Une mesure annoncée sans chiffre (« baisser la TVA ») est prise en compte : le site l'estime à partir de sources indépendantes ou du modèle, avec une fourchette large, et l'affiche comme telle.
Règles communes à tous les programmes
- Silence sur un domaine : la législation actuelle est conservée, et la fiche l'indique.
- Calendrier non précisé : effet à partir de 2028, premier budget complet du quinquennat.
- Chiffre du candidat seul : retenu au centre, fourchette de ±25 % (règle A). Chiffre du candidat et chiffrages indépendants : médiane, du plus bas au plus haut (règle B). Chiffrages indépendants seuls : moyenne, ±50 % (règle C).
- Économies annoncées sans mesures détaillées (enveloppes globales, fraude, « corrections » non précisées) : 20 % du montant annoncé au centre, de 0 à 40 %, la même part pour tous ; réglable sur chaque fiche (règle D).
- Mesure sans chiffre ni estimation fiable : affichée, mais hors du calcul ; leur nombre est indiqué pour chaque programme.
- Hypothèses de croissance des candidats : affichées, jamais appliquées par défaut.
- Déclarations contradictoires : la plus récente fait foi ; les autres restent visibles dans la fiche.
- Chaque version datée d'un programme reste consultable.
Ce que le modèle ne prend pas en compte
- Vieillissement. Les dépenses liées à l'âge (retraites, santé, dépendance) ne sont pas encore projetées.
- Marchés financiers. Les taux ne réagissent pas au niveau de la dette, sauf variante choisie par l'utilisateur.
- Effets d'offre de long terme. Emploi, âge de départ, immigration, énergie : effets décrits, non chiffrés.
- Politique monétaire. Les multiplicateurs supposent une BCE passive : ils sont plutôt hauts.
- Redistribution. Le site ne calcule pas encore qui gagne ou perd, ménage par ménage.
- Faisabilité. Le droit constitutionnel et européen et la majorité parlementaire ne sont pas évalués.
