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Suivi en continu · Mise à jour le 10 octobre 2026 à partir des annonces des candidats et des chiffrages publiés. Chaque changement crée une nouvelle version, consultable sur la fiche du programme ; droit de réponse ouvert aux équipes de campagne.
Programme · Présidentielle 2027

Nouvelle Énergie

David LisnardProgramme écrit incomplet
Dette publique en 2032145,9 % du PIBRéférence : 139,8 %
Écart de dette à la référence+6,1 pt de PIBIntérêts et croissance compris
Déficit public en 203210,3 % du PIBRéférence : 7,6 %
Impact net des mesures−114,9 Md€ par anEn année pleine, avant effets sur la croissance
Couverture

Ce que le programme dit, et ce qu'il ne dit pas

7 domaines sur 12 abordés, dont 3 avec un chiffre du candidat. 97 % des montants retenus portent sur des mesures que le candidat a chiffrées. Sur les domaines non abordés, le site applique la législation actuelle.

RetraitesPosition sans chiffre · 2 mesures
SantéAucune position : législation actuelle
Prestations sociales et famillePosition sans chiffre · 2 mesures
Éducation et rechercheAucune position : législation actuelle
Défense, sécurité, justiceAucune position : législation actuelle
Fonction publiquePosition sans chiffre · 1 mesure
Collectivités localesAucune position : législation actuelle
Impôts des ménagesPosition sans chiffre · 7 mesures
Impôts des entreprisesChiffré par le candidat · 2 mesures
TVA, consommation et énergieAucune position : législation actuelle
Cotisations et CSGChiffré par le candidat · 1 mesure
Économies et financementChiffré par le candidat · 3 mesures

Sources : 15 mesures tirées du programme écrit, 3 de déclarations officielles (interviews, débats, réseaux sociaux du candidat ou du parti).

Objectifs annoncés

Ce que vise le candidat, et ce qu'en donne le modèle

Aucun objectif chiffré de déficit ou de dette trouvé dans les sources.

L'écart entre l'objectif et le modèle vient des règles de chiffrage communes (en particulier la part retenue des économies non détaillées) et des mesures non chiffrables, qui ne sont pas comptées.

État du programme

David Lisnard a déclaré sa candidature (« Je suis candidat ») au 20 heures de France 2 le 31 mars 2026, en annonçant quitter LR (LCP, 1er avril 2026). Au 7 octobre 2026, le site de Nouvelle Énergie présente une page « Notre programme » structurée en piliers et thèmes, des fiches « Questions » (mises à jour le 3 octobre 2026) et une tribune fiscale (avril 2026), mais aucun document programmatique global chiffré (contre-budget ou tableau de financement) n'a été trouvé.

4 mesures chiffrées, 13 non chiffrables en l'état (affichées, hors du calcul).

Points d'attention relevés pendant la collecte (14)
  • Incohérence d'enveloppe : la clé « 120 Md€ salaire net + 40 Md€ impôts de production » (janvier et juillet 2026) implique 160 Md€ de baisses de prélèvements, alors que la tribune d'avril 2026 vise « une baisse nette de 100 milliards » de prélèvements obligatoires.
  • Formulation de la cible : « 200 milliards sur le quinquennat » (Europe 1, 27/05/2026) vs « 200 milliards d'euros par an à la fin du quinquennat » (Saint-Raphaël) ; tribune JDD d'avril 2025 : « 200 milliards par an sur un quinquennat et une volonté de parvenir à 300 milliards ».
  • Le 3e poste de la clé de répartition est décrit soit comme « 40 milliards affectés à la dette » (entretien du 21/01/2026), soit comme « vingt pour cent modernisent l'État » (fiche fonctionnaires, meeting de Saint-Raphaël) : l'effet net de +40 Md€ sur le solde est donc incertain.
  • Date du meeting de Saint-Raphaël : vendredi 3 juillet 2026 selon le compte rendu (publié le 10/07/2026), « 4 juillet 2026 » sur les fiches Questions du site.
  • Fonction publique : « 600 000 postes administratifs de trop » à supprimer (tribune JDD, avril 2025) puis non-remplacement d'une partie (non chiffrée) des 500 000 départs annuels (2026).
  • IS à 20 %, suppression des droits de succession en ligne directe et de l'IFI ne figurent pas dans la clé de répartition 120/40/40 : leur financement n'est pas précisé.
  • Les fiches « Questions » du site sont des synthèses rédactionnelles agrégeant des déclarations de 2023 à 2026 ; plusieurs citations y sont datées par l'interview d'origine sans transcription intégrale.
  • Le site simulateur-lisnard2027.fr se déclare « non officiel » et n'a pas été utilisé.
  • Limite technique : l'accès direct aux pages (curl) était bloqué ; les extraits ont été obtenus via un outil de lecture qui restitue le texte demandé. Ils ont été demandés mot pour mot, mais une vérification humaine des guillemets reste recommandée (un extrait restitué une première fois n'a pas été retrouvé à la relecture et a été écarté).
  • Le comparateur iFRAP (consulté le 10/10/2026) attribue à Lisnard la suppression de la C3S et de la CVAE pour 11,5 Md€ et une baisse « de moitié » des impôts de production. Ni ce montant ni la CVAE n'ont été retrouvés dans les sources primaires, qui annoncent 40 Md€ de baisse des impôts de production en commençant par la C3S. L'articulation entre ces deux chiffres n'est pas expliquée.
  • Livret Santé (2026, non daté précisément) : le livret propose de « Revaloriser les rémunérations des soignants par les économies issues de la débureaucratisation » et d'« Exonérer fiscalement les heures supplémentaires pour les soignants en établissement sanitaire ». Ces mesures ne sont pas chiffrées. Leur montant n'est pas connu, et elles n'ont donc pas été saisies comme mesures (seuil de 0,5 Md€ non vérifiable).
  • Carnet Agriculture (2026) : le carnet propose de « Transférer les charges fiscales et sociales non contributives vers l'assiette de la valeur ajoutée » et de « Supprimer les impôts de production agricoles ». Le périmètre, limité à l'agriculture ou plus large, et le montant ne sont pas précisés. Il existe un risque de recoupement avec l'enveloppe de 40 Md€ d'impôts de production.
  • Assises de l'AFER (29/09/2026) : selon le compte rendu du site, Lisnard a répondu « Oui » à un engagement de ne pas toucher à la fiscalité de l'assurance-vie. Cela exclut une source de recettes, sans effet budgétaire direct.
  • Aucune actualité publiée sur le site du 1er au 9 octobre 2026 ne mentionne de montant en milliards : les montants de référence restent ceux des fiches « Questions » mises à jour le 3 octobre 2026, à savoir 80 Md€ puis 200 Md€ d'économies et la clé 120/40/40.
Les arbitrages du programme

Ce que le programme dépense, et comment il le finance.

-160Md€ par an qui creusent le déficitdépenses nouvelles 0,0, baisses d'impôts et de cotisations -160,0
+45Md€ par an qui le réduisentéconomies +45,1, recettes nouvelles +0,0
−114,9Md€ par an : effet net sur le soldeen année pleine, avant les effets sur la croissance et les intérêts
Nouvelle ÉnergieDavid Lisnard-160+45−114,9 Md€

Effet en année pleine : le montant d'une mesure une fois complètement appliquée, sur une année entière. Une mesure qui démarre en 2028 et monte en charge sur trois ans n'atteint ce montant qu'en 2030.

Économies annoncées sans mesures détaillées : part retenue
Par défaut, 20 % pour tous les programmes (règle D). À 100 %, le site reprend les montants annoncés par les candidats.
Budget du programme

Le budget en année pleine

Md€ par an, euros 2027, effet sur le solde public avant effets sur la croissance et les intérêts.

Dépenses supplémentaires+0,0 Md€
Baisses de recettes−160,0 Md€
Économies+45,1 Md€
Nouvelles recettes+0,0 Md€
Impact net annuel−114,9 Md€
Fourchette−196,8 Md€ à −33,0 Md€

Effet sur la dette en 2032, intérêts et croissance compris : +303,0 Md€ par rapport à la référence.

Impact par mesure
Dégrade le soldeAméliore le solde

Barre : chiffrage retenu ; zone claire : fourchette ; hachures : hypothèse très incertaine. Cliquez sur une mesure pour voir le détail de ses chiffrages.

Sources des chiffrages (5)
Trajectoires

Avec le programme, comparé à la référence

Dette

Avec ce programme, la dette serait plus élevée que dans la référence en 2032.

+6,1point de PIB d'écart avec la référence en 2032145,9 % avec le programme, contre 139,8 % dans la référence. Selon les hypothèses retenues.
Dette publique, en % du PIB
Référence à législation constante (observé, puis projeté)Nouvelle Énergie (zone : fourchette des chiffrages)
ObservéEstimation · projection9010011012013014015016020172019202120232025202720292031%139,8 %145,9 %
Que prévoient les autres institutions ? Afficher :
Survolez ou parcourez le graphique au clavier (flèches), puis cliquez sur une année pour voir le calcul, les hypothèses et les sources.Sources : 2017-2025, Eurostat / INSEE (comptes des administrations publiques, avril 2026). 2026-2032 : modèle de l'Observatoire, référence v1 du 07/10/2026.
Simulateur

Testez vos propres hypothèses

Modifiez la croissance, les prix, les taux ou la dépense de 2027 à 2032. Votre scénario s'affiche en bleu sur tous les graphiques, à côté de la référence. Il reste dans ce navigateur.

Mesures et sources

18 mesures à effet budgétaire

MesureDomaineSourceChiffre du candidatRetenu (fourchette)Chiffrage et sources
Économies et financementProgramme officiel200,038,7 (0,0 à 77,5)Économies non détaillées (part retenue)Nouvelle Énergie
Cotisations et CSGProgramme officiel-120,0-120,0 (-150,0 à -90,0)Chiffre du candidatNouvelle Énergie
Impôts des entreprisesProgramme officiel-40,0-40,0 (-50,0 à -30,0)Chiffre du candidatNouvelle Énergie
Impôts des entreprisesProgramme officielaucunhors calculNon chiffrable en l'état
Impôts des ménagesProgramme officielaucunhors calculNon chiffrable en l'état
Impôts des ménagesProgramme officielaucunhors calculNon chiffrable en l'état
Impôts des ménagesProgramme officielaucunhors calculNon chiffrable en l'état
Impôts des ménagesProgramme officielaucunhors calculNon chiffrable en l'état
Impôts des ménagesProgramme officielaucunhors calculNon chiffrable en l'état
Impôts des ménagesProgramme officielaucunhors calculNon chiffrable en l'état
Fonction publiqueDéclaration officielleaucunhors calculNon chiffrable en l'état
Économies et financementProgramme officielaucunhors calculNon chiffrable en l'état
RetraitesProgramme officielaucunhors calculNon chiffrable en l'état
RetraitesProgramme officielaucunhors calculNon chiffrable en l'état
Prestations sociales et familleProgramme officielaucunhors calculNon chiffrable en l'état
Prestations sociales et familleProgramme officielaucun6,4 (3,2 à 9,6)Chiffrages indépendantsPublic Sénat (Romain David), avec É. Delannoy (Tenzing Conseil) et F. Ecalle (Fipeco) · Institut Montaigne · Les Surligneurs (Guillaume Baticle ; relecture Jean-Paul Markus)
Économies et financementDéclaration officielle8,0incluseNon chiffrable en l'étatContrepoints (J.-P. Feldman)
Impôts des ménagesDéclaration officielleaucunhors calculNon chiffrable en l'état

Md€ par an en année pleine, euros 2027 ; + améliore le solde, − le dégrade.

Et alors ?

Ce que cette trajectoire signifie concrètement

Des ordres de grandeur et des repères vérifiables pour le programme « Nouvelle Énergie ». Le site ne prédit pas de crise : il montre ce qu'il faudrait, ce que prévoient les règles et ce qui s'est passé ailleurs.

Dette par habitant en 203277 155 €50 092 € en 2025
Intérêts payés chaque année, par ménage5 784 €2 131 € en 2025
Intérêts de 2032, comparés au budget 2026 de l'Enseignement scolaire× 2,8181 Md€ contre 64,5 Md€ (Sénat)
Mesures touchant directement les ménages (impôts, TVA, prestations)+3 633 €par ménage et par an en moyenne, en année pleine. Une moyenne ne dit rien de la répartition entre ménages.

Population et nombre de ménages actuels (69,1 millions d'habitants, INSEE ; 31,3 millions de ménages, INSEE), euros courants.

Ce qu'il faudrait pour stabiliser la dette en 2032

Pour que la dette cesse d'augmenter en part du PIB en 2032, il faudrait améliorer le solde primaire de 224 Md€ cette année-là (6,1 points de PIB), soit 7 165 € par ménage. À titre d'ordre de grandeur, cela représente l'un ou l'autre des leviers suivants :

Levier (chacun seul)Équivalent
point de TVA au taux normal (20 % → 21 %) — rendement 7,5 Md€ (2025), Direction générale du Trésor24,5 points
point de CSG sur tous les revenus — rendement 17,9 Md€ (2025), Direction de la Sécurité sociale10,2 points
baisse de 1 % de toutes les pensions de retraite (370 Md€ versés en 2023) — rendement 3,7 Md€ (2023), DREES47,0 % des pensions

Rendements indexés sur la croissance du PIB jusqu'en 2032, sans effet de comportement ni effet sur la croissance. Ce sont des comparaisons, pas des recommandations : d'autres combinaisons de recettes et de dépenses sont possibles.

Quatre signaux à suivre

  • La dette rapportée au PIB se stabilise-t-elle avant 2032 ?NonElle augmente encore de 6,1 points de PIB en 2032.
  • Le déficit repasse-t-il sous 3 % du PIB, comme le prévoit la procédure européenne d'ici 2029 ?NonLe déficit reste au-dessus de 3 % jusqu'en 2032 (10,3 %). Sources : Conseil de l'Union européenne, Commission européenne, Union européenne.
  • Le taux d'intérêt payé dépasse-t-il la croissance de l'économie ?OuiEn 2032, taux apparent 3,7 % contre une croissance en valeur de 3,2 %. La dette grossit alors d'elle-même, sans nouveau déficit.
  • Quelle part des recettes publiques part en intérêts ?10,4 %Contre 4,3 % en 2025. Moyenne de l'Union européenne en 2025 : 4,1 % (calcul à partir d'Eurostat). Sources : Eurostat.

Si les prêteurs s'inquiètent : ce que prévoient les institutions

La Commission européenne classe déjà la France en risque élevé à moyen terme ; à politique inchangée, elle projette une dette de 144 % du PIB en 2036 (Commission européenne).

Procédure de déficit excessif : procédure ouverte le 26 juillet 2024, mise en suspens en juin 2026 (« actions suivies d'effets »). En cas de manquement constaté, l'amende peut atteindre jusqu'à 0,05 % du PIB par semestre, après mise en demeure, jusqu'à ce que des actions suivies d'effets soient constatées (Union européenne).

Notes de la dette française au 18/09/2026 : S&P A+ (perspective stable), Moody's Aa3 (perspective négative), Fitch A+ (perspective stable), DBRS AA (perspective négative), Scope A+ (perspective stable) (Agence France Trésor).

La BCE peut acheter les titres d'un pays dont les taux montent de façon « injustifiée » (instrument TPI), à quatre conditions (Banque centrale européenne) :

  1. Respecter le cadre budgétaire européen : ne pas faire l'objet d'une procédure de déficit excessif, ou ne pas avoir été jugé en défaut d'« action suivie d'effets ».
  2. Ne pas présenter de déséquilibres macroéconomiques graves (pas de procédure de déséquilibre excessif).
  3. Avoir une trajectoire de dette soutenable, au vu des analyses de la Commission, du MES, du FMI et de la BCE.
  4. Mener des politiques saines : respecter les engagements des plans de relance et les recommandations par pays.

Les achats illimités de titres (OMT) supposent un programme du Mécanisme européen de stabilité avec une conditionnalité stricte. (Banque centrale européenne)

Ce qui s'est passé ailleurs

Situations passées, dans des contextes différents. Elles illustrent des mécanismes ; elles ne sont pas des prévisions pour la France.

Italie, 2011

L'écart de taux à 10 ans avec l'Allemagne atteint 575 points de base le 9 novembre 2011 (taux italien à 7,47 %).

Un nouveau gouvernement est formé le 16 novembre ; des plans d'économies et de hausses d'impôts d'environ 5 % du PIB sont adoptés pour 2012-2014, avec une réforme des retraites.

Source : Fonds monétaire international

Royaume-Uni, 2022

Après l'annonce de baisses d'impôts non financées le 23 septembre, le taux à 30 ans monte de 130 points de base en trois jours.

La Banque d'Angleterre achète 19,3 Md£ de titres d'État du 28 septembre au 14 octobre ; la plupart des mesures sont retirées et le gouvernement change.

Source : Bank of England

Grèce, 2010-2012

Premier programme d'aide de 110 Md€ en mai 2010, avec un ajustement de 11 % du PIB ; pensions au-dessus de 1 400 € réduites de 8 % en moyenne.

En 2012, les créanciers privés acceptent une réduction de 53,5 % de la valeur nominale de leurs titres (environ 105 Md€ effacés).

Source : Fonds monétaire international, Mécanisme européen de stabilité
« Faillite de l'État » : ce que le modèle ne peut pas direUn État ne fait pas faillite comme une entreprise : il ne disparaît pas et continue de lever l'impôt. Le risque est de devoir emprunter beaucoup plus cher, ou de ne plus trouver de prêteurs aux conditions habituelles, ce qui oblige à des ajustements rapides. Aucune méthode fiable ne permet de calculer la probabilité d'un tel épisode : le site n'en affiche donc pas. Pour tester l'effet d'une hausse des taux, modifiez le taux d'emprunt dans le simulateur.
Versions

Historique du programme

  • v2 — 10/10/2026. Mise à jour du 10 octobre 2026 : trois documents de programme ajoutés (livret Santé, carnet Agriculture, discours de Bayeux), sans nouveau montant ; citations complétées.
  • v1 — 07/10/2026. Première saisie : programme écrit et déclarations officielles publiés jusqu'au 7 octobre 2026.
Droit de réponse

La réponse de l'équipe de campagne

Aucune réponse reçue à ce jour.

Équipe de campagne : pour signaler une erreur ou transmettre une réponse, écrivez à trajectoiresfrance@gmail.com. Les réponses sont publiées telles quelles sur cette fiche.