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Suivi en continu · Mise à jour le 10 octobre 2026 à partir des annonces des candidats et des chiffrages publiés. Chaque changement crée une nouvelle version, consultable sur la fiche du programme ; droit de réponse ouvert aux équipes de campagne.
Programme · Présidentielle 2027

Place publique

Raphaël GlucksmannProgramme écrit incomplet
Dette publique en 2032139,5 % du PIBRéférence : 139,8 %
Écart de dette à la référence−0,2 pt de PIBIntérêts et croissance compris
Déficit public en 20327,5 % du PIBRéférence : 7,6 %
Impact net des mesures−7,1 Md€ par anEn année pleine, avant effets sur la croissance
Couverture

Ce que le programme dit, et ce qu'il ne dit pas

12 domaines sur 12 abordés, dont 5 avec un chiffre du candidat. 63 % des montants retenus portent sur des mesures que le candidat a chiffrées. Sur les domaines non abordés, le site applique la législation actuelle.

RetraitesPosition sans chiffre · 1 mesure
SantéPosition sans chiffre · 1 mesure
Prestations sociales et familleChiffré par le candidat · 3 mesures
Éducation et recherchePosition sans chiffre · 2 mesures
Défense, sécurité, justicePosition sans chiffre · 1 mesure
Fonction publiquePosition sans chiffre · 1 mesure
Collectivités localesPosition sans chiffre · 1 mesure
Impôts des ménagesChiffré par le candidat · 2 mesures
Impôts des entreprisesChiffré par le candidat · 4 mesures
TVA, consommation et énergiePosition sans chiffre · 2 mesures
Cotisations et CSGChiffré par le candidat · 1 mesure
Économies et financementChiffré par le candidat · 2 mesures

Sources : 10 mesures tirées du programme écrit, 11 de déclarations officielles (interviews, débats, réseaux sociaux du candidat ou du parti).

Objectifs annoncés

Ce que vise le candidat, et ce qu'en donne le modèle

Aucun objectif chiffré de déficit ou de dette trouvé dans les sources.

L'écart entre l'objectif et le modèle vient des règles de chiffrage communes (en particulier la part retenue des économies non détaillées) et des mesures non chiffrables, qui ne sont pas comptées.

État du programme

Au 2026-10-10, toujours aucun programme présidentiel chiffré : glucks2027.fr ne contient que des pages de mobilisation et le calendrier de la primaire, et la page Choisir 2027 ne renvoie qu'à la profession de foi. Le premier tour de la primaire a lieu les 9 et 10/10/2026, avec clôture le 10/10 à 20 h et environ 140 000 électeurs inscrits (Sud Radio, 2026-10-09). Les résultats n'étaient pas connus lors de la collecte, et un second tour éventuel aurait lieu les 16 et 17/10. Une dépêche AFP du 08/10 le décrit comme favori, crédité de « 11% des intentions de vote » pour la présidentielle (Bourse Direct/AFP, 2026-10-08).

5 mesures chiffrées, 16 non chiffrables en l'état (affichées, hors du calcul).

Points d'attention relevés pendant la collecte (15)
  • Statut : candidat déclaré (23/08/2026), mais via une primaire PS-Place publique dont le premier tour a lieu les 9 et 10/10/2026. S'il perd, Place publique pourrait ne pas avoir de candidat propre.
  • Relation avec le PS : liste commune aux européennes de 2024, primaire commune ratifiée par le Conseil national du PS (159 voix pour, 32 contre) et à l'unanimité par Place publique. La charte de la primaire n'exclut pas d'accord législatif avec LFI, alors que R. Glucksmann exclut « plus jamais d'accord avec Jean-Luc Mélenchon ».
  • Évolution sur l'âge de départ : « certains doivent pouvoir partir à la retraite à 60 ans » (Acte I ; Public Sénat, 23/06/2025), puis « On ne pourra pas faire 60 ans, donc ce sera 62 ans » (débat du 04/10/2026). Mi-septembre 2026, LCP notait qu'il évitait de fixer un âge légal.
  • Instrument de la hausse du salaire net : « prélèvements sociaux » (23/08), « cotisations sociales » (iFRAP), puis « CSG » (fin août et 04/10/2026).
  • Les 15 Md€ sur les héritages : montant annuel selon l'iFRAP, non précisé par LCP ; aucun chiffrage publié (LaBanque.org).
  • La taxe Zucman n'apparaît pas dans les documents de 2026 du candidat consultés directement ; son inscription pour 2027 repose sur la fiche iFRAP. Les citations de 2025 portent sur la négociation du budget 2026.
  • La date de l'Acte I de Place publique est inconnue (probablement 2025). Ses numéros de page sont approximatifs et ses extraits ont été lus via un outil de synthèse, sans copie brute du PDF (téléchargement direct bloqué).
  • Plusieurs citations viennent d'articles de presse qui rapportent les propos du candidat (TF1, BFMTV, RTL) : les sources originales vidéo n'ont pas été consultées.
  • Les mesures « 2,3-3 Md€ d'économies » et « rediriger 211 Md€ » ne viennent que de la fiche iFRAP, sans source primaire retrouvée.
  • Leasing social (02/10/2026) : la dépêche AFP ne dit pas si les « 6 milliards d'euros » sont un coût annuel ou un coût global pour un million de véhicules. Ne pas l'additionner tel quel à des montants annuels sans vérification.
  • Résultats du premier tour de la primaire (9-10/10/2026) non connus lors de la collecte, car le vote se clôt le 10/10 à 20 h. Il faut mettre à jour le statut du candidat après publication ; un second tour éventuel aurait lieu les 16 et 17/10.
  • Correction de forme dans la collecte du 07/10 : dans plusieurs citations (taxation-mega-heritages, baisse-prelevements-salaires-csg, taxe-zucman, cheque-energie-triple, abrogation-reforme-retraites-2023, plan-ecole-revalorisation-enseignants, service-civique-obligatoire), le champ « verifie_mot_pour_mot » contient « Raphaël Glucksmann » au lieu d'un booléen. Le nom du locuteur semble avoir été placé dans le mauvais champ. Il faut remettre le locuteur dans « auteur » et revérifier le booléen.
  • Mesure service-civique-obligatoire : la citation est datée du 2026-05-28 et attribuée à la source ps_propose (24/08/2026), alors que le livre est présenté par lcp_livre (26/05/2026). Le rattachement de la source est à vérifier.
  • Chèque énergie / chèque carburant : un agrégateur (wikiglucksmann.fr) parle de « chèque carburant » pour l'interview franceinfo du 21/09/2026, alors que BFMTV et L'EnerGeek parlent de « chèque énergie ». Cette interview n'a pas été consultée directement.
  • Opposition interne : O. Faure a jugé « absurde » le 23/09/2026 la baisse des cotisations financée par les héritages (Entrevue), et M. Bompard (LFI) l'a soutenu. La mesure phare du candidat est donc contestée au sein de la primaire.
Les arbitrages du programme

Ce que le programme dépense, et comment il le finance.

-29Md€ par an qui creusent le déficitdépenses nouvelles -14,1, baisses d'impôts et de cotisations -15,0
+22Md€ par an qui le réduisentéconomies +0,0, recettes nouvelles +22,0
−7,1Md€ par an : effet net sur le soldeen année pleine, avant les effets sur la croissance et les intérêts
Place publiqueRaphaël Glucksmann-29+22−7,1 Md€

Effet en année pleine : le montant d'une mesure une fois complètement appliquée, sur une année entière. Une mesure qui démarre en 2028 et monte en charge sur trois ans n'atteint ce montant qu'en 2030.

Budget du programme

Le budget en année pleine

Md€ par an, euros 2027, effet sur le solde public avant effets sur la croissance et les intérêts.

Dépenses supplémentaires−14,1 Md€
Baisses de recettes−15,0 Md€
Économies+0,0 Md€
Nouvelles recettes+22,0 Md€
Impact net annuel−7,1 Md€
Fourchette−24,7 Md€ à +10,5 Md€

Effet sur la dette en 2032, intérêts et croissance compris : +10,2 Md€ par rapport à la référence.

Impact par mesure
Dégrade le soldeAméliore le solde

Barre : chiffrage retenu ; zone claire : fourchette ; hachures : hypothèse très incertaine. Cliquez sur une mesure pour voir le détail de ses chiffrages.

Sources des chiffrages (4)
Trajectoires

Avec le programme, comparé à la référence

Dette

Avec ce programme, la dette serait plus faible que dans la référence en 2032.

−0,2point de PIB d'écart avec la référence en 2032139,5 % avec le programme, contre 139,8 % dans la référence. Selon les hypothèses retenues.
Dette publique, en % du PIB
Référence à législation constante (observé, puis projeté)Place publique (zone : fourchette des chiffrages)
ObservéEstimation · projection9010011012013014015020172019202120232025202720292031%139,8 %139,5 %
Que prévoient les autres institutions ? Afficher :
Survolez ou parcourez le graphique au clavier (flèches), puis cliquez sur une année pour voir le calcul, les hypothèses et les sources.Sources : 2017-2025, Eurostat / INSEE (comptes des administrations publiques, avril 2026). 2026-2032 : modèle de l'Observatoire, référence v1 du 07/10/2026.
Simulateur

Testez vos propres hypothèses

Modifiez la croissance, les prix, les taux ou la dépense de 2027 à 2032. Votre scénario s'affiche en bleu sur tous les graphiques, à côté de la référence. Il reste dans ce navigateur.

Mesures et sources

21 mesures à effet budgétaire

MesureDomaineSourceChiffre du candidatRetenu (fourchette)Chiffrage et sources
Impôts des ménagesDéclaration officielle15,015,0 (11,3 à 18,8)Chiffre du candidatPublic Sénat
Cotisations et CSGDéclaration officielle-15,0-15,0 (-18,8 à -11,3)Chiffre du candidatPublic Sénat
Impôts des ménagesDéclaration officielleaucun5,0 (2,5 à 7,5)Chiffrages indépendantsL'Essentiel de l'Éco
Prestations sociales et familleDéclaration officielle-4,0hors calculNon chiffrable en l'étatBFMTV / Yahoo Actualités
Impôts des entreprisesDéclaration officielle2,02,0 (1,5 à 2,5)Chiffre du candidatBFMTV / Yahoo Actualités
RetraitesDéclaration officielleaucun-14,1 (-21,2 à -7,1)Chiffrages indépendantsMoneyVox
Éducation et rechercheDéclaration officielleaucunhors calculNon chiffrable en l'état
Éducation et rechercheDéclaration officielleaucunhors calculNon chiffrable en l'état
Fonction publiqueProgramme officielaucunhors calculNon chiffrable en l'état
Prestations sociales et familleProgramme officielaucunhors calculNon chiffrable en l'état
Économies et financementProgramme officielaucunhors calculNon chiffrable en l'état
Collectivités localesProgramme officielaucunhors calculNon chiffrable en l'état
TVA, consommation et énergieProgramme officielaucunhors calculNon chiffrable en l'état
TVA, consommation et énergieProgramme officielaucunhors calculNon chiffrable en l'état
Impôts des entreprisesProgramme officielaucunhors calculNon chiffrable en l'état
Impôts des entreprisesProgramme officielaucunhors calculNon chiffrable en l'état
SantéProgramme officielaucunhors calculNon chiffrable en l'état
Défense, sécurité, justiceProgramme officielaucunhors calculNon chiffrable en l'état
Économies et financementDéclaration officielle2,7hors calculNon chiffrable en l'étatFondation iFRAP
Impôts des entreprisesDéclaration officielleaucunhors calculNon chiffrable en l'état
Prestations sociales et familleDéclaration officielle-6,0hors calculNon chiffrable en l'étatAFP (repris par La Gazette France)

Md€ par an en année pleine, euros 2027 ; + améliore le solde, − le dégrade.

Et alors ?

Ce que cette trajectoire signifie concrètement

Des ordres de grandeur et des repères vérifiables pour le programme « Place publique ». Le site ne prédit pas de crise : il montre ce qu'il faudrait, ce que prévoient les règles et ce qui s'est passé ailleurs.

Dette par habitant en 203272 915 €50 092 € en 2025
Intérêts payés chaque année, par ménage5 564 €2 131 € en 2025
Intérêts de 2032, comparés au budget 2026 de l'Enseignement scolaire× 2,7174 Md€ contre 64,5 Md€ (Sénat)
Mesures touchant directement les ménages (impôts, TVA, prestations)+930 €par ménage et par an en moyenne, en année pleine. Une moyenne ne dit rien de la répartition entre ménages.

Population et nombre de ménages actuels (69,1 millions d'habitants, INSEE ; 31,3 millions de ménages, INSEE), euros courants.

Ce qu'il faudrait pour stabiliser la dette en 2032

Pour que la dette cesse d'augmenter en part du PIB en 2032, il faudrait améliorer le solde primaire de 148 Md€ cette année-là (4,1 points de PIB), soit 4 730 € par ménage. À titre d'ordre de grandeur, cela représente l'un ou l'autre des leviers suivants :

Levier (chacun seul)Équivalent
point de TVA au taux normal (20 % → 21 %) — rendement 7,5 Md€ (2025), Direction générale du Trésor16,3 points
point de CSG sur tous les revenus — rendement 17,9 Md€ (2025), Direction de la Sécurité sociale6,8 points
baisse de 1 % de toutes les pensions de retraite (370 Md€ versés en 2023) — rendement 3,7 Md€ (2023), DREES31,4 % des pensions

Rendements indexés sur la croissance du PIB jusqu'en 2032, sans effet de comportement ni effet sur la croissance. Ce sont des comparaisons, pas des recommandations : d'autres combinaisons de recettes et de dépenses sont possibles.

Quatre signaux à suivre

  • La dette rapportée au PIB se stabilise-t-elle avant 2032 ?NonElle augmente encore de 4,1 points de PIB en 2032.
  • Le déficit repasse-t-il sous 3 % du PIB, comme le prévoit la procédure européenne d'ici 2029 ?NonLe déficit reste au-dessus de 3 % jusqu'en 2032 (7,5 %). Sources : Conseil de l'Union européenne, Commission européenne, Union européenne.
  • Le taux d'intérêt payé dépasse-t-il la croissance de l'économie ?OuiEn 2032, taux apparent 3,7 % contre une croissance en valeur de 2,7 %. La dette grossit alors d'elle-même, sans nouveau déficit.
  • Quelle part des recettes publiques part en intérêts ?9,1 %Contre 4,3 % en 2025. Moyenne de l'Union européenne en 2025 : 4,1 % (calcul à partir d'Eurostat). Sources : Eurostat.

Si les prêteurs s'inquiètent : ce que prévoient les institutions

La Commission européenne classe déjà la France en risque élevé à moyen terme ; à politique inchangée, elle projette une dette de 144 % du PIB en 2036 (Commission européenne).

Procédure de déficit excessif : procédure ouverte le 26 juillet 2024, mise en suspens en juin 2026 (« actions suivies d'effets »). En cas de manquement constaté, l'amende peut atteindre jusqu'à 0,05 % du PIB par semestre, après mise en demeure, jusqu'à ce que des actions suivies d'effets soient constatées (Union européenne).

Notes de la dette française au 18/09/2026 : S&P A+ (perspective stable), Moody's Aa3 (perspective négative), Fitch A+ (perspective stable), DBRS AA (perspective négative), Scope A+ (perspective stable) (Agence France Trésor).

La BCE peut acheter les titres d'un pays dont les taux montent de façon « injustifiée » (instrument TPI), à quatre conditions (Banque centrale européenne) :

  1. Respecter le cadre budgétaire européen : ne pas faire l'objet d'une procédure de déficit excessif, ou ne pas avoir été jugé en défaut d'« action suivie d'effets ».
  2. Ne pas présenter de déséquilibres macroéconomiques graves (pas de procédure de déséquilibre excessif).
  3. Avoir une trajectoire de dette soutenable, au vu des analyses de la Commission, du MES, du FMI et de la BCE.
  4. Mener des politiques saines : respecter les engagements des plans de relance et les recommandations par pays.

Les achats illimités de titres (OMT) supposent un programme du Mécanisme européen de stabilité avec une conditionnalité stricte. (Banque centrale européenne)

Ce qui s'est passé ailleurs

Situations passées, dans des contextes différents. Elles illustrent des mécanismes ; elles ne sont pas des prévisions pour la France.

Italie, 2011

L'écart de taux à 10 ans avec l'Allemagne atteint 575 points de base le 9 novembre 2011 (taux italien à 7,47 %).

Un nouveau gouvernement est formé le 16 novembre ; des plans d'économies et de hausses d'impôts d'environ 5 % du PIB sont adoptés pour 2012-2014, avec une réforme des retraites.

Source : Fonds monétaire international

Royaume-Uni, 2022

Après l'annonce de baisses d'impôts non financées le 23 septembre, le taux à 30 ans monte de 130 points de base en trois jours.

La Banque d'Angleterre achète 19,3 Md£ de titres d'État du 28 septembre au 14 octobre ; la plupart des mesures sont retirées et le gouvernement change.

Source : Bank of England

Grèce, 2010-2012

Premier programme d'aide de 110 Md€ en mai 2010, avec un ajustement de 11 % du PIB ; pensions au-dessus de 1 400 € réduites de 8 % en moyenne.

En 2012, les créanciers privés acceptent une réduction de 53,5 % de la valeur nominale de leurs titres (environ 105 Md€ effacés).

Source : Fonds monétaire international, Mécanisme européen de stabilité
« Faillite de l'État » : ce que le modèle ne peut pas direUn État ne fait pas faillite comme une entreprise : il ne disparaît pas et continue de lever l'impôt. Le risque est de devoir emprunter beaucoup plus cher, ou de ne plus trouver de prêteurs aux conditions habituelles, ce qui oblige à des ajustements rapides. Aucune méthode fiable ne permet de calculer la probabilité d'un tel épisode : le site n'en affiche donc pas. Pour tester l'effet d'une hausse des taux, modifiez le taux d'emprunt dans le simulateur.
Versions

Historique du programme

  • v2 — 10/10/2026. Mise à jour du 10 octobre 2026 : leasing social de voitures électriques ajouté (6 Md€ selon l'AFP, hors calcul faute de savoir si le montant est annuel) ; chèque énergie et taxe sur les superprofits précisés.
  • v1 — 07/10/2026. Première saisie : programme écrit et déclarations officielles publiés jusqu'au 7 octobre 2026.
Droit de réponse

La réponse de l'équipe de campagne

Aucune réponse reçue à ce jour.

Équipe de campagne : pour signaler une erreur ou transmettre une réponse, écrivez à trajectoiresfrance@gmail.com. Les réponses sont publiées telles quelles sur cette fiche.