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Suivi en continu · Mise à jour le 10 octobre 2026 à partir des annonces des candidats et des chiffrages publiés. Chaque changement crée une nouvelle version, consultable sur la fiche du programme ; droit de réponse ouvert aux équipes de campagne.
Programme · Présidentielle 2027

Rassemblement national

Marine Le PenProgramme écrit incomplet
Dette publique en 2032135,4 % du PIBRéférence : 139,8 %
Écart de dette à la référence−4,4 pt de PIBIntérêts et croissance compris
Déficit public en 20326,2 % du PIBRéférence : 7,6 %
Impact net des mesures+39,1 Md€ par anEn année pleine, avant effets sur la croissance
Couverture

Ce que le programme dit, et ce qu'il ne dit pas

10 domaines sur 12 abordés, dont 8 avec un chiffre du candidat. 100 % des montants retenus portent sur des mesures que le candidat a chiffrées. Sur les domaines non abordés, le site applique la législation actuelle.

RetraitesChiffré par le candidat · 2 mesures
SantéChiffré par le candidat · 3 mesures
Prestations sociales et familleChiffré par le candidat · 3 mesures
Éducation et rechercheAucune position : législation actuelle
Défense, sécurité, justicePosition sans chiffre · 1 mesure
Fonction publiqueAucune position : législation actuelle
Collectivités localesChiffré par le candidat · 1 mesure
Impôts des ménagesChiffré par le candidat · 3 mesures
Impôts des entreprisesChiffré par le candidat · 4 mesures
TVA, consommation et énergieChiffré par le candidat · 5 mesures
Cotisations et CSGPosition sans chiffre · 1 mesure
Économies et financementChiffré par le candidat · 8 mesures

Sources : 21 mesures tirées du programme écrit, 10 de déclarations officielles (interviews, débats, réseaux sociaux du candidat ou du parti).

Objectifs annoncés

Ce que vise le candidat, et ce qu'en donne le modèle

Déficit inférieur à 3 % du PIB en 2030 (source)objectif 3,0 %modèle : 5,9 % en 2030

Hypothèse du candidat, non appliquée par défaut (mêmes hypothèses pour tous) : croissance du pib de 1,8 % par an (hypothèse du contre-budget 2027, jugée trop élevée par le gouvernement).

L'écart entre l'objectif et le modèle vient des règles de chiffrage communes (en particulier la part retenue des économies non détaillées) et des mesures non chiffrables, qui ne sont pas comptées.

État du programme

Inchangé (partiel). Le dossier de presse RN du 06/10/2026 existe (« Pour la Renaissance de la France : l'urgence de réparer les finances publiques », 125 mesures en diapositives 24 à 26, selon l'Institut de l'Entreprise) mais n'a pas été trouvé en ligne ; ses montants ne sont connus qu'à travers cette note et la presse.

26 mesures chiffrées, 4 non chiffrables en l'état (affichées, hors du calcul).

Points d'attention relevés pendant la collecte (17)
  • Montant global : 125 Md€ d'économies nettes d'ici 2032 annoncés par J.-P. Tanguy (Capital, 04/10/2026), portés à 140 Md€ nets par M. Le Pen le 06/10/2026 (« augmenté de 15 milliards » selon Public Sénat). Ces totaux sont des agrégats pluriannuels (par rapport à 2026) et ne sont pas additionnables aux mesures ci-dessus.
  • Plan 2027 : 30 Md€ de baisses d'impôts nettes et 15 Md€ de « dépenses provisionnées pour des droits nouveaux » (AFP, 06/10/2026), non ventilés dans les sources lues ; hypothèse de croissance de 1,8 % jugée trop élevée par le gouvernement (PGE, 07/10/2026).
  • Montants du contre-budget 2026 (oct. 2025) et du plan 2027 (oct. 2026) divergent pour une même mesure (UE 8,7 vs 9 ; rachats d'actions 8,4 vs 11,4 ; TVA énergie 10,96 vs 14 ; impôts de production 16,2 vs 20). Les chiffrages_candidat retiennent la valeur la plus récente quand elle est sourcée.
  • Totaux du contre-budget 2026 : l'AFP (23/10/2025) parle de 36 Md€ de réduction du déficit, « 50 milliards de baisse des dépenses », « 45 milliards de baisses ou de suppressions d'impôts » et « 31 milliards de recettes nouvelles » ; la lecture du PDF indiquait 20 Md€ de baisses d'impôts : écart non résolu.
  • Effectifs : 85 000 postes non renouvelés dans les agences et 116 000 dans les collectivités d'ici 2032 (FranceTransactions) vs « au moins 200.000 postes en cinq ans » dans les collectivités (AFP).
  • Recoupement possible entre « réorganisation de l'État » (20,7 Md€), agences (3,4 Md€), effectifs (0,8 Md€) et collectivités (8,2 Md€) : périmètres non établis.
  • Statut du candidat : la consigne initiale supposait une absence de désignation ; Marine Le Pen s'est toutefois déclarée candidate le 07/07/2026 (statut « declare »), sans investiture formelle trouvée ; pourvoi en cassation pendant, ce qui laisse une incertitude juridique sur la candidature.
  • Citations : les pages ont été lues via un outil d'extraction (WebFetch) et non en HTML brut ; les extraits marqués verifie_mot_pour_mot=true sont les phrases restituées comme verbatim, mais un écart de ponctuation reste possible. Plusieurs chiffres 2027 ne reposent que sur des sites secondaires (Echos Plus, FranceTransactions, Planète Grandes Écoles).
  • Le dossier de presse RN du 06/10/2026 n'a pas été lu directement : les montants par mesure ajoutés le 10/10 proviennent de l'annexe telle que reproduite par l'Institut de l'Entreprise (montants « non réévalués » selon la note). Les libellés de mesures de ce tableau ont été restitués par l'outil d'extraction et peuvent être reformulés.
  • Institut de l'Entreprise : think tank de dirigeants d'entreprise (PGE) ; ne figure pas dans la liste nominative des consignes mais publie ici un chiffrage propre. Sa note du 06/10/2026 juge 7,5 Md€ d'amélioration nette crédible en 2031 sur 141,7 Md€ affichés.
  • Montants 2027 vs 2031 : l'annexe RN donne des montants pour 2027 et 2031 ; plusieurs mesures montent en charge (fraude 1,1 → 23,8 ; immigration 15,1 → 29,0) et la taxe sur les rachats d'actions est quasi ponctuelle (11,35 en 2027, 0,34 ensuite).
  • Baisses d'impôts : 30 Md€ nets annoncés ; l'Institut de l'Entreprise compte 53,2 Md€ de baisses brutes en 2027 (dont 32,0 Md€ pour les ménages) et 16,1 Md€ de dépenses nouvelles.
  • Mathieu Plane est présenté par la reprise franceinfo comme « directeur adjoint de l'Institut français d'économie (IFE) » ; il est habituellement associé à l'OFCE : affiliation non recoupée, ne pas attribuer ses propos à l'OFCE.
  • Hypothèses : croissance RN 1,8 % (2028), 1,7 % (2029), 1,8 % (2030) contre 1,2 % pour le HCFP (franceinfo) ; objectif de dette à 112 % du PIB contre 119 % (AFP) ; 66 Md€ de coupes en six mois en 2027 (franceinfo).
  • Nombre de mesures : avec les 6 ajouts, la fiche dépasse 25 mesures ; à l'intégration, regrouper ou écarter les plus petites (ex. parc immobilier 5,1 Md€, TICPE 3,9 Md€, aide publique au développement 2,3 Md€).
  • Les citations marquées verifie_mot_pour_mot=true ont été restituées comme verbatim par l'outil WebFetch (extraits limités à ~125 caractères) ; un écart de ponctuation ou d'apostrophe reste possible.
  • Recoupement (11/10/2026) : Public Sénat et elmarq.fr donnent les montants 2027 (immigration 15 puis 29 Md€ en année pleine, réorganisation de l'État 20,7 Md€, collectivités 8,2 Md€, UE 9 Md€, agences 3,4 Md€, retraites 15 à 20 Md€) ; l'annexe reproduite par l'Institut de l'Entreprise donne les montants 2031, retenus par le site comme montants en année pleine. Les montants 2027 et 2031 concordent pour les lignes présentes dans les deux.
Les arbitrages du programme

Ce que le programme dépense, et comment il le finance.

-73Md€ par an qui creusent le déficitdépenses nouvelles -37,1, baisses d'impôts et de cotisations -36,2
+112Md€ par an qui le réduisentéconomies +92,8, recettes nouvelles +19,6
+39,1Md€ par an : effet net sur le soldeen année pleine, avant les effets sur la croissance et les intérêts
Rassemblement nationalMarine Le Pen-73+112+39,1 Md€

Effet en année pleine : le montant d'une mesure une fois complètement appliquée, sur une année entière. Une mesure qui démarre en 2028 et monte en charge sur trois ans n'atteint ce montant qu'en 2030.

Économies annoncées sans mesures détaillées : part retenue
Par défaut, 20 % pour tous les programmes (règle D). À 100 %, le site reprend les montants annoncés par les candidats.
Budget du programme

Le budget en année pleine

Md€ par an, euros 2027, effet sur le solde public avant effets sur la croissance et les intérêts.

Dépenses supplémentaires−37,1 Md€
Baisses de recettes−36,2 Md€
Économies+92,8 Md€
Nouvelles recettes+19,6 Md€
Impact net annuel+39,1 Md€
Fourchette−35,1 Md€ à +127,4 Md€

Effet sur la dette en 2032, intérêts et croissance compris : −156,6 Md€ par rapport à la référence.

Impact par mesure
Dégrade le soldeAméliore le solde

Barre : chiffrage retenu ; zone claire : fourchette ; hachures : hypothèse très incertaine. Cliquez sur une mesure pour voir le détail de ses chiffrages.

Sources des chiffrages (10)
Trajectoires

Avec le programme, comparé à la référence

Dette

Avec ce programme, la dette serait plus faible que dans la référence en 2032.

−4,4point de PIB d'écart avec la référence en 2032135,4 % avec le programme, contre 139,8 % dans la référence. Selon les hypothèses retenues.
Dette publique, en % du PIB
Référence à législation constante (observé, puis projeté)RN (zone : fourchette des chiffrages)
ObservéEstimation · projection9010011012013014015020172019202120232025202720292031%139,8 %135,4 %
Que prévoient les autres institutions ? Afficher :
Survolez ou parcourez le graphique au clavier (flèches), puis cliquez sur une année pour voir le calcul, les hypothèses et les sources.Sources : 2017-2025, Eurostat / INSEE (comptes des administrations publiques, avril 2026). 2026-2032 : modèle de l'Observatoire, référence v1 du 07/10/2026.
Simulateur

Testez vos propres hypothèses

Modifiez la croissance, les prix, les taux ou la dépense de 2027 à 2032. Votre scénario s'affiche en bleu sur tous les graphiques, à côté de la référence. Il reste dans ce navigateur.

Mesures et sources

31 mesures à effet budgétaire

MesureDomaineSourceChiffre du candidatRetenu (fourchette)Chiffrage et sources
Économies et financementDéclaration officielle140,07,2 (0,0 à 14,5)Économies non détaillées (part retenue)AFP (via Orange Actualités) · Institut de l'Entreprise (calculs signés « IDEP »)
Prestations sociales et familleProgramme officiel29,08,5 (2,1 à 29,0)Médiane candidat et indépendantsAFP (via Orange Actualités) · Public Sénat (Romain David), avec É. Delannoy (Tenzing Conseil) et F. Ecalle (Fipeco) · Institut Montaigne · Les Surligneurs (Guillaume Baticle ; relecture Jean-Paul Markus)
SantéProgramme officiel1,3incluseNon chiffrable en l'étatGroupe RN à l'Assemblée nationale / rassemblementnational.fr
Économies et financementProgramme officiel13,113,1 (9,8 à 16,4)Chiffre du candidatInstitut de l'Entreprise (calculs signés « IDEP »)
Économies et financementProgramme officiel10,110,1 (7,6 à 12,6)Chiffre du candidatInstitut de l'Entreprise (calculs signés « IDEP »)
Collectivités localesProgramme officiel8,22,1 (1,5 à 2,6)Chiffre du candidatPublic Sénat
RetraitesProgramme officiel-9,5-22,1 (-34,7 à -9,5)Médiane candidat et indépendantsInstitut de l'Entreprise (calculs signés « IDEP ») · Institut Montaigne
RetraitesDéclaration officielle15,03,0 (0,0 à 6,0)Économies non détaillées (part retenue)Institut de l'Entreprise (calculs signés « IDEP »)
Prestations sociales et familleProgramme officiel-3,6hors calculNon chiffrable en l'étatGroupe RN à l'Assemblée nationale / rassemblementnational.fr
TVA, consommation et énergieProgramme officiel-12,2-11,3 (-14,1 à -8,5)Médiane candidat et indépendantsInstitut de l'Entreprise (calculs signés « IDEP ») · Institut Montaigne · MoneyVox (Mathieu Bruckmuller)
Impôts des ménagesProgramme officiel-3,5-5,1 (-6,7 à -3,5)Médiane candidat et indépendantsGroupe RN à l'Assemblée nationale / rassemblementnational.fr · Institut Montaigne
Impôts des entreprisesProgramme officiel-21,0-13,1 (-21,0 à -5,1)Médiane candidat et indépendantsInstitut de l'Entreprise (calculs signés « IDEP ») · Institut Montaigne
Impôts des entreprisesProgramme officiel0,30,3 (0,3 à 0,4)Chiffre du candidatInstitut de l'Entreprise (calculs signés « IDEP »)
Impôts des ménagesProgramme officiel4,04,0 (3,0 à 5,0)Chiffre du candidatGroupe RN à l'Assemblée nationale / rassemblementnational.fr
Impôts des entreprisesProgramme officiel3,03,0 (2,3 à 3,8)Chiffre du candidatGroupe RN à l'Assemblée nationale / rassemblementnational.fr
Économies et financementProgramme officiel23,84,8 (0,0 à 9,5)Économies non détaillées (part retenue)Institut de l'Entreprise (calculs signés « IDEP »)
TVA, consommation et énergieProgramme officiel8,0hors calculNon chiffrable en l'étatInstitut de l'Entreprise (calculs signés « IDEP »)
TVA, consommation et énergieProgramme officiel7,27,8 (5,8 à 9,7)Médiane candidat et indépendantsGroupe RN à l'Assemblée nationale / rassemblementnational.fr · Le Quotidien des Entreprises (Sarah Maarek)
Économies et financementProgramme officiel2,32,3 (1,7 à 2,9)Chiffre du candidatGroupe RN à l'Assemblée nationale / rassemblementnational.fr
Économies et financementProgramme officiel3,23,2 (2,4 à 4,0)Chiffre du candidatGroupe RN à l'Assemblée nationale / rassemblementnational.fr
Économies et financementProgramme officiel3,43,4 (2,6 à 4,3)Chiffre du candidatGroupe RN à l'Assemblée nationale / rassemblementnational.fr
Impôts des ménagesProgramme officiel-2,0-2,9 (-3,7 à -2,0)Médiane candidat et indépendantsInstitut de l'Entreprise (calculs signés « IDEP ») · Institut Montaigne
Cotisations et CSGProgramme officielaucunhors calculNon chiffrable en l'état
Défense, sécurité, justiceDéclaration officielleaucunhors calculNon chiffrable en l'état
SantéDéclaration officielle9,59,5 (7,1 à 11,9)Chiffre du candidatInstitut de l'Entreprise (calculs signés « IDEP »)
TVA, consommation et énergieDéclaration officielle9,39,3 (7,0 à 11,6)Chiffre du candidatInstitut de l'Entreprise (calculs signés « IDEP »)
SantéDéclaration officielle8,38,3 (6,2 à 10,4)Chiffre du candidatInstitut de l'Entreprise (calculs signés « IDEP »)
Impôts des entreprisesDéclaration officielle7,57,5 (5,6 à 9,4)Chiffre du candidatInstitut de l'Entreprise (calculs signés « IDEP »)
Économies et financementDéclaration officielle5,15,1 (3,8 à 6,4)Chiffre du candidatInstitut de l'Entreprise (calculs signés « IDEP »)
TVA, consommation et énergieDéclaration officielle-3,9-3,9 (-4,9 à -2,9)Médiane candidat et indépendantsInstitut de l'Entreprise (calculs signés « IDEP »)
Prestations sociales et familleDéclaration officielle-15,0-15,0 (-18,8 à -11,3)Chiffre du candidatAFP (via Orange Actualités)

Md€ par an en année pleine, euros 2027 ; + améliore le solde, − le dégrade.

Et alors ?

Ce que cette trajectoire signifie concrètement

Des ordres de grandeur et des repères vérifiables pour le programme « Rassemblement national ». Le site ne prédit pas de crise : il montre ce qu'il faudrait, ce que prévoient les règles et ce qui s'est passé ailleurs.

Dette par habitant en 203270 501 €50 092 € en 2025
Intérêts payés chaque année, par ménage5 427 €2 131 € en 2025
Intérêts de 2032, comparés au budget 2026 de l'Enseignement scolaire× 2,6170 Md€ contre 64,5 Md€ (Sénat)
Mesures touchant directement les ménages (impôts, TVA, prestations)+1 146 €par ménage et par an en moyenne, en année pleine. Une moyenne ne dit rien de la répartition entre ménages.

Population et nombre de ménages actuels (69,1 millions d'habitants, INSEE ; 31,3 millions de ménages, INSEE), euros courants.

Ce qu'il faudrait pour stabiliser la dette en 2032

Pour que la dette cesse d'augmenter en part du PIB en 2032, il faudrait améliorer le solde primaire de 103 Md€ cette année-là (2,9 points de PIB), soit 3 307 € par ménage. À titre d'ordre de grandeur, cela représente l'un ou l'autre des leviers suivants :

Levier (chacun seul)Équivalent
point de TVA au taux normal (20 % → 21 %) — rendement 7,5 Md€ (2025), Direction générale du Trésor11,5 points
point de CSG sur tous les revenus — rendement 17,9 Md€ (2025), Direction de la Sécurité sociale4,8 points
baisse de 1 % de toutes les pensions de retraite (370 Md€ versés en 2023) — rendement 3,7 Md€ (2023), DREES22,0 % des pensions

Rendements indexés sur la croissance du PIB jusqu'en 2032, sans effet de comportement ni effet sur la croissance. Ce sont des comparaisons, pas des recommandations : d'autres combinaisons de recettes et de dépenses sont possibles.

Quatre signaux à suivre

  • La dette rapportée au PIB se stabilise-t-elle avant 2032 ?NonElle augmente encore de 2,9 points de PIB en 2032.
  • Le déficit repasse-t-il sous 3 % du PIB, comme le prévoit la procédure européenne d'ici 2029 ?NonLe déficit reste au-dessus de 3 % jusqu'en 2032 (6,2 %). Sources : Conseil de l'Union européenne, Commission européenne, Union européenne.
  • Le taux d'intérêt payé dépasse-t-il la croissance de l'économie ?OuiEn 2032, taux apparent 3,7 % contre une croissance en valeur de 2,7 %. La dette grossit alors d'elle-même, sans nouveau déficit.
  • Quelle part des recettes publiques part en intérêts ?9,1 %Contre 4,3 % en 2025. Moyenne de l'Union européenne en 2025 : 4,1 % (calcul à partir d'Eurostat). Sources : Eurostat.

Si les prêteurs s'inquiètent : ce que prévoient les institutions

La Commission européenne classe déjà la France en risque élevé à moyen terme ; à politique inchangée, elle projette une dette de 144 % du PIB en 2036 (Commission européenne).

Procédure de déficit excessif : procédure ouverte le 26 juillet 2024, mise en suspens en juin 2026 (« actions suivies d'effets »). En cas de manquement constaté, l'amende peut atteindre jusqu'à 0,05 % du PIB par semestre, après mise en demeure, jusqu'à ce que des actions suivies d'effets soient constatées (Union européenne).

Notes de la dette française au 18/09/2026 : S&P A+ (perspective stable), Moody's Aa3 (perspective négative), Fitch A+ (perspective stable), DBRS AA (perspective négative), Scope A+ (perspective stable) (Agence France Trésor).

La BCE peut acheter les titres d'un pays dont les taux montent de façon « injustifiée » (instrument TPI), à quatre conditions (Banque centrale européenne) :

  1. Respecter le cadre budgétaire européen : ne pas faire l'objet d'une procédure de déficit excessif, ou ne pas avoir été jugé en défaut d'« action suivie d'effets ».
  2. Ne pas présenter de déséquilibres macroéconomiques graves (pas de procédure de déséquilibre excessif).
  3. Avoir une trajectoire de dette soutenable, au vu des analyses de la Commission, du MES, du FMI et de la BCE.
  4. Mener des politiques saines : respecter les engagements des plans de relance et les recommandations par pays.

Les achats illimités de titres (OMT) supposent un programme du Mécanisme européen de stabilité avec une conditionnalité stricte. (Banque centrale européenne)

Ce qui s'est passé ailleurs

Situations passées, dans des contextes différents. Elles illustrent des mécanismes ; elles ne sont pas des prévisions pour la France.

Italie, 2011

L'écart de taux à 10 ans avec l'Allemagne atteint 575 points de base le 9 novembre 2011 (taux italien à 7,47 %).

Un nouveau gouvernement est formé le 16 novembre ; des plans d'économies et de hausses d'impôts d'environ 5 % du PIB sont adoptés pour 2012-2014, avec une réforme des retraites.

Source : Fonds monétaire international

Royaume-Uni, 2022

Après l'annonce de baisses d'impôts non financées le 23 septembre, le taux à 30 ans monte de 130 points de base en trois jours.

La Banque d'Angleterre achète 19,3 Md£ de titres d'État du 28 septembre au 14 octobre ; la plupart des mesures sont retirées et le gouvernement change.

Source : Bank of England

Grèce, 2010-2012

Premier programme d'aide de 110 Md€ en mai 2010, avec un ajustement de 11 % du PIB ; pensions au-dessus de 1 400 € réduites de 8 % en moyenne.

En 2012, les créanciers privés acceptent une réduction de 53,5 % de la valeur nominale de leurs titres (environ 105 Md€ effacés).

Source : Fonds monétaire international, Mécanisme européen de stabilité
« Faillite de l'État » : ce que le modèle ne peut pas direUn État ne fait pas faillite comme une entreprise : il ne disparaît pas et continue de lever l'impôt. Le risque est de devoir emprunter beaucoup plus cher, ou de ne plus trouver de prêteurs aux conditions habituelles, ce qui oblige à des ajustements rapides. Aucune méthode fiable ne permet de calculer la probabilité d'un tel épisode : le site n'en affiche donc pas. Pour tester l'effet d'une hausse des taux, modifiez le taux d'emprunt dans le simulateur.
Versions

Historique du programme

  • v2 — 10/10/2026. Mise à jour du 10 octobre 2026 : montants par mesure du plan du 6 octobre (annexe reproduite par l'Institut de l'Entreprise) ; cinq lignes d'économies ajoutées, retour de la taxe sur les carburants au niveau 2017 ajouté ; taxe sur les rachats d'actions ramenée à 0,34 Md€/an (11,35 Md€ la seule année 2027) ; effort des collectivités compté hors transferts entre administrations (2,05 Md€ sur 8,2).
  • v1 — 07/10/2026. Première saisie : programme écrit et déclarations officielles publiés jusqu'au 7 octobre 2026.
Droit de réponse

La réponse de l'équipe de campagne

Aucune réponse reçue à ce jour.

Équipe de campagne : pour signaler une erreur ou transmettre une réponse, écrivez à trajectoiresfrance@gmail.com. Les réponses sont publiées telles quelles sur cette fiche.