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Suivi en continu · Mise à jour le 10 octobre 2026 à partir des annonces des candidats et des chiffrages publiés. Chaque changement crée une nouvelle version, consultable sur la fiche du programme ; droit de réponse ouvert aux équipes de campagne.
Trajectoires · 2017-2032

La trajectoire de référence, sans nouvelle mesure

2017-2025 observé, 2026 estimé, 2027-2032 projeté à lois inchangées : le scénario de référence auquel chaque programme sera comparé.

Simulateur

Testez vos propres hypothèses

Modifiez la croissance, les prix, les taux ou la dépense de 2027 à 2032. Votre scénario s'affiche en bleu sur tous les graphiques, à côté de la référence. Il reste dans ce navigateur.

Déficit

Sans nouvelle mesure, le déficit se creuse au lieu de se résorber.

7,6% du PIB en 2032contre 5,1 % en 2025. Les règles européennes visent 3 %.
Déficit public, en % du PIB
Référence à législation constante (observé, puis projeté)
ObservéEstimation · projection024681020172019202120232025202720292031%7,6 %
Que prévoient les autres institutions ? Afficher :
Survolez ou parcourez le graphique au clavier (flèches), puis cliquez sur une année pour voir le calcul, les hypothèses et les sources.Sources : 2017-2025, Eurostat / INSEE (comptes des administrations publiques, avril 2026). 2026-2032 : modèle de l'Observatoire, référence v1 du 07/10/2026.
Et alors ?

Ce que cette trajectoire signifie concrètement

Des ordres de grandeur et des repères vérifiables pour la trajectoire de référence, sans nouvelle mesure. Le site ne prédit pas de crise : il montre ce qu'il faudrait, ce que prévoient les règles et ce qui s'est passé ailleurs.

Dette par habitant en 203272 768 €50 092 € en 2025
Intérêts payés chaque année, par ménage5 552 €2 131 € en 2025
Intérêts de 2032, comparés au budget 2026 de l'Enseignement scolaire× 2,7174 Md€ contre 64,5 Md€ (Sénat)
Écart à la référence en 2032—de dette rapportée au PIB

Population et nombre de ménages actuels (69,1 millions d'habitants, INSEE ; 31,3 millions de ménages, INSEE), euros courants.

Ce qu'il faudrait pour stabiliser la dette en 2032

Pour que la dette cesse d'augmenter en part du PIB en 2032, il faudrait améliorer le solde primaire de 147 Md€ cette année-là (4,1 points de PIB), soit 4 687 € par ménage. À titre d'ordre de grandeur, cela représente l'un ou l'autre des leviers suivants :

Levier (chacun seul)Équivalent
point de TVA au taux normal (20 % → 21 %) — rendement 7,5 Md€ (2025), Direction générale du Trésor16,3 points
point de CSG sur tous les revenus — rendement 17,9 Md€ (2025), Direction de la Sécurité sociale6,8 points
baisse de 1 % de toutes les pensions de retraite (370 Md€ versés en 2023) — rendement 3,7 Md€ (2023), DREES31,2 % des pensions

Rendements indexés sur la croissance du PIB jusqu'en 2032, sans effet de comportement ni effet sur la croissance. Ce sont des comparaisons, pas des recommandations : d'autres combinaisons de recettes et de dépenses sont possibles.

Quatre signaux à suivre

  • La dette rapportée au PIB se stabilise-t-elle avant 2032 ?NonElle augmente encore de 4,1 points de PIB en 2032.
  • Le déficit repasse-t-il sous 3 % du PIB, comme le prévoit la procédure européenne d'ici 2029 ?NonLe déficit reste au-dessus de 3 % jusqu'en 2032 (7,6 %). Sources : Conseil de l'Union européenne, Commission européenne, Union européenne.
  • Le taux d'intérêt payé dépasse-t-il la croissance de l'économie ?OuiEn 2032, taux apparent 3,7 % contre une croissance en valeur de 2,8 %. La dette grossit alors d'elle-même, sans nouveau déficit.
  • Quelle part des recettes publiques part en intérêts ?9,2 %Contre 4,3 % en 2025. Moyenne de l'Union européenne en 2025 : 4,1 % (calcul à partir d'Eurostat). Sources : Eurostat.

Si les prêteurs s'inquiètent : ce que prévoient les institutions

La Commission européenne classe déjà la France en risque élevé à moyen terme ; à politique inchangée, elle projette une dette de 144 % du PIB en 2036 (Commission européenne).

Procédure de déficit excessif : procédure ouverte le 26 juillet 2024, mise en suspens en juin 2026 (« actions suivies d'effets »). En cas de manquement constaté, l'amende peut atteindre jusqu'à 0,05 % du PIB par semestre, après mise en demeure, jusqu'à ce que des actions suivies d'effets soient constatées (Union européenne).

Notes de la dette française au 18/09/2026 : S&P A+ (perspective stable), Moody's Aa3 (perspective négative), Fitch A+ (perspective stable), DBRS AA (perspective négative), Scope A+ (perspective stable) (Agence France Trésor).

La BCE peut acheter les titres d'un pays dont les taux montent de façon « injustifiée » (instrument TPI), à quatre conditions (Banque centrale européenne) :

  1. Respecter le cadre budgétaire européen : ne pas faire l'objet d'une procédure de déficit excessif, ou ne pas avoir été jugé en défaut d'« action suivie d'effets ».
  2. Ne pas présenter de déséquilibres macroéconomiques graves (pas de procédure de déséquilibre excessif).
  3. Avoir une trajectoire de dette soutenable, au vu des analyses de la Commission, du MES, du FMI et de la BCE.
  4. Mener des politiques saines : respecter les engagements des plans de relance et les recommandations par pays.

Les achats illimités de titres (OMT) supposent un programme du Mécanisme européen de stabilité avec une conditionnalité stricte. (Banque centrale européenne)

Ce qui s'est passé ailleurs

Situations passées, dans des contextes différents. Elles illustrent des mécanismes ; elles ne sont pas des prévisions pour la France.

Italie, 2011

L'écart de taux à 10 ans avec l'Allemagne atteint 575 points de base le 9 novembre 2011 (taux italien à 7,47 %).

Un nouveau gouvernement est formé le 16 novembre ; des plans d'économies et de hausses d'impôts d'environ 5 % du PIB sont adoptés pour 2012-2014, avec une réforme des retraites.

Source : Fonds monétaire international

Royaume-Uni, 2022

Après l'annonce de baisses d'impôts non financées le 23 septembre, le taux à 30 ans monte de 130 points de base en trois jours.

La Banque d'Angleterre achète 19,3 Md£ de titres d'État du 28 septembre au 14 octobre ; la plupart des mesures sont retirées et le gouvernement change.

Source : Bank of England

Grèce, 2010-2012

Premier programme d'aide de 110 Md€ en mai 2010, avec un ajustement de 11 % du PIB ; pensions au-dessus de 1 400 € réduites de 8 % en moyenne.

En 2012, les créanciers privés acceptent une réduction de 53,5 % de la valeur nominale de leurs titres (environ 105 Md€ effacés).

Source : Fonds monétaire international, Mécanisme européen de stabilité
« Faillite de l'État » : ce que le modèle ne peut pas direUn État ne fait pas faillite comme une entreprise : il ne disparaît pas et continue de lever l'impôt. Le risque est de devoir emprunter beaucoup plus cher, ou de ne plus trouver de prêteurs aux conditions habituelles, ce qui oblige à des ajustements rapides. Aucune méthode fiable ne permet de calculer la probabilité d'un tel épisode : le site n'en affiche donc pas. Pour tester l'effet d'une hausse des taux, modifiez le taux d'emprunt dans le simulateur.